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Eric Gilard est pressé, depuis sa naissance
précipitée en 1970. Tellement pressé que la fée
qui devait se pencher sur son berceau ne put se libérer à
temps. Elle expédia, par corneille voyageuse, les consignes à
une collègue tête-en-l'air qui planait, apparemment désoeuvrée...
en fait, autant l'avouer, elle avait perdu son chemin. C'est donc hantée
par des virages à gauche et des raccourcis à droite que
cette marraine erratique marmonna : "tu voudras être un artiste,
petit."
La terrible prophétie joua. Non seulement
Eric est petit, mais encore il n'a jamais su ce qu'il voulait faire dans
la vie. La première fée titulaire, sans doute mortifiée
par les égarements de sa consoeur, essaya bien de lui indiquer
la Voie. Ainsi, tout d'abord captivé par le journalisme, le jeune
Eric vit Fantômas à la télévision. Le choc,
provoqué par la rencontre d'un liquide jaune et d'un liquide vert,
lui ouvrit les yeux : il serait chimiste, comme Papa. |
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Doté d'une voix de casserole et d'un talent
similaire pour la musique, Eric adopta très tôt un art silencieux
: l'écriture. Comme tout un chacun, il tenta la publication (chez
Gallimard, car on est artiste ou on ne l'est pas). Comme tout diplômé
en chimie, il trouva en parallèle du travail dans l'informatique,
domaine qui requiert beaucoup d'intuition heureuse et donc peu de talent
(selon son point de vue).
En 1996, une nouvelle fut publiée dans
le numéro 8 de la revue Comme ça et autrement puis,
un an plus tard, dans Le jardin d'essai numéro 7. Ces
débuts encourageants furent mouchés par le refus du texte
suivant, trop polémiste tant il était inspiré par
l'actualité du moment.
Dernièrement, taraudée par les remords,
la bonne fée lui envoya un tir nourri de signes : s'inscrire sur
des liste de diffusion SF, découvrir les appels à textes
de maisons d'édition et de webzines, discuter avec des auteurs
véritablement talentueux... Alors il reprit la plume et, depuis,
martèle épisodiquement son clavier.
Eric a découvert Tolkien à 10 ans,
Herbert à 14 ans. Malheureusement, c'est aussi très précocement
qu'il lut La Guerre des Gaules. Veuillez-lui pardonner, car il
l'a lu deux fois, le lascar !
(par un biographe anonyme)
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1996 : Sans elle, nouvelle de littérature générale, in. revue Comme ça et autrement n°8
1997 : Sans elle (avec une fin différente), nouvelle de littérature générale, in. revue Le jardin d'essai n°7
2005 : Le Lai de Finnelill, nouvelle de fantasy, site argemmios.com, in. section Partages
2006 : La dernière chevauchée des Immortels, nouvelle de SF, in. webrevue OutreMonde Univers n°III, téléchargeable gratuitement sur le site OutreMonde
2006 : Le Royaume au-delà de la Rivière Noire, nouvelle de fantasy, sur le site des Chroniques Némédiennes
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Le Lai de Finnellil |
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