PRÉCISIONS LINGUISTIQUES
par
Nathalie DAU
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Le prilecte : |
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La réalité linguistique de Kephéda traduit l’histoire des peuples qui s’ébattent ou se sont ébattus sur son sol (j’imagine qu’il doit en être de même sur chacun des mondes-joyaux).
Ainsi, rives et marnes ont-ils ébauché conjointement le prilecte : le premier langage.
Bien qu’adversaires à l’origine, de par leurs obédiences antagonistes, ils éprouvèrent rapidement le besoin de se comprendre, ne serait-ce qu’à des fins d’espionnage.
Celles des fées qui veillaient, pareillement, sur l’un et l’autre camp, contribuèrent à l’harmonie.
Cependant, l’accent diffère : les rives ont une diction plus fluide, qui érode les sons les plus âpres, tandis que les marnes s’accrochent volontiers à leurs aspérités.
Ceci se retrouve au niveau des graphies, rives et marnes ayant créé deux alphabets radicalement divergents.
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Plus tard parurent les dragons.
S’ils savaient employer le prilecte, ils développèrent tout de même leur propre lexie, surtout après leur exil, quand ceux de la Tourbe Noire découvrirent la Haute Magie.
Ce second langage, le prérunique, inspira l’urunique utilisé, encore de nos jours, par les Mystiques humains.
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Nul ne connaît précisément l’origine du parler des hommes.
Le rayonnement précoce et toujours confirmé de l’Empire Sadare fit, de son mode d’expression, le langage vernaculaire appelé pardiome.
Diplomates et marchands du monde entier emploient le pardiome. Seules quelques communautés humaines, particulièrement isolées, n’en possèdent pas au moins les premiers rudiments.
Il existe cependant quantité de patois régionaux, parfois fort éloignés du pardiome, ayant évolué à partir de lui ou de langages plus archaïques. Cette diversité est caractéristique de la propension des hommes à se singulariser.
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Toponymes et patronymes : |
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Les noms des pays, des antiques cités fortifiées, de certains cours d’eaux, de diverses îles — sans compter ceux d’espèces endémiques pour lesquelles le pardiome n’a jamais possédé d’équivalent, ou n’a pas su les imposer — ont conservé leurs désignations d’origine (tels la rivière Dyanonn, les îles Sikreg, ou l’animal nommé befflah).
Leur étymologie faisant l’objet de controverses, peu se hasardent à en proposer traduction.
Il en va de même pour les noms de famille.
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Prénoms : |
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Le plus souvent, désormais, les prénoms sont attribués pour des raisons purement phonétiques, ou en hommage à un parent, à un ancêtre, à un héros que l’on appelait de la sorte.
Rares sont ceux qui s’attachent encore à l’influence du prénom — et de son sens — sur les destinées mortelles.
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Dans les noms propres : |
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« ö » se prononce « eu » (Ölinelle) et « ë » se prononce « é » (Ounaë) ou « è » (Gilnaër). Placé sur une autre voyelle, le tréma a simplement valeur d’accentuation et de détachement. Ainsi, « aü » se prononce « a-u » (Aüren).
- « eï » en fin de mot se prononce « eille » avec e muet (dhéneï).
- le couple « voyelle + w » (Ceredawn, Mawli, Nellow) provoque une accentuation de la voyelle ainsi marquée, qui reste ouverte mais s’allonge. Le « w » se prononce alors comme un « o » ouvert très léger, presque imperceptible, voire un "weu" tout aussi peu marqué.
- le « c » suivi d’un « e » ou d’un « i » se prononce « ss ». En revanche, s’il occupe la dernière place, il se prononce « k » (Cerdric).
- « ee » se prononce « i » (Nardeleen).
- « on » en syllabe finale est toujours nasalisé (Lhorgon), au contraire de « onn » ou « on’ » (Rhon’) qui se prononcent « onne », avec e muet. En règle générale, le redoublement du « n » ou l’emploi de l’apostrophe signifie une ouverture de la voyelle (Isgarinn, aran’ti).
- « ian » en syllabe finale est toujours ouvert (Béreldrian) et se prononce « i-yane », avec e muet. De même, « en » en syllabe finale est toujours ouvert et se prononce « ène » avec e muet (Asulen)
- le « e » placé entre deux consonnes non redoublées se prononce « é » (Ceredawn). Placé devant une consonne redoublée ou un groupe de deux consonnes, il se prononce « è » (comme dans Kephéda, Cerdric). Dans tous les autres cas il se prononce « eu » (Phelot, Nardeleen)
- « th » en fin de mot se prononce « ss » s’il succède à une voyelle (Skath)
- Le « s » en fin de mot se prononce toujours (Pertacus, Ninnos). Il en va de même pour le « d » (Assyrod) ou le « t » (Nemnaguénart)
- le couple « consonne + h » marque une accentuation et durcissement de la consonne ainsi marquée (Nogh), à l’exception du couple « ph » qui se prononce « f » (Phelot, Kephéda) et du couple « voyelle + th » final déjà évoqué.
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