Si je t'écris, maman,
c'est que derrière ta fenêtre
Je sais bien que tu attends
Une visite, une lettre,
Le récit de mes tourments,
Mes joies et tous mes peut-être,
Que je tienne le serment
Que tu m'avais fait promettre.
Refrain :
Lourds, oh si lourds,
Sont mes yeux quand ils se ferment,
Lourd, oh si lourd,
Le fardeau que je promène,
Un délit d'amour,
La récolte que tu sèmes,
Et jour après jour,
Tu me charges de vos peines.
Si je t'écris, maman,
C'est que la vie prend en traître
Quand on a des sentiments
Qu'on ne veut pas reconnaître,
J'ai retrouvé cet enfant
Qui n'aurait jamais dû naître,
Il te hait passionnément
Et nos destins s'enchevêtrent.
Au refrain
Si je t'écris, maman,
C'est qu'au-delà des fenêtres
C'est un monde qui s'étend,
J'ai appris à le connaître,
J'aurais voulu que l'enfant
Ait choisi de t'apparaître
Mais il a faim de ton sang
Pour apaiser son mal-être.
Au refrain
Si je t'écris, maman,
C'est qu'il faut que ta fenêtre
Soit fermée soigneusement,
Tous les verrous sont à mettre,
Je serai longtemps absent
Car le devoir est mon maître
Mais je t'aime tant, maman,
Tu ne dois pas disparaître !
Au refrain