L'ombre de tes longs doigts frôle parfois mes rêves,
Et je te vois assis tel un chat nonchalant.
Ton sourire a le bleu des foudres de tempêtes
Eveillant ma mémoire et lui tirant du sang.
Je me souviens de toi que je n'ai pas connu
Et je te connais mieux que ceux que j'ai croisés.
Je me souviens de toi, qui n'a jamais vécu
Et je bâtis ta vie à force d'y penser.
Refrain :
Rejoins-moi, si tu le peux,
Ou emmène-moi chez toi,
N'être qu'un, moi qui suis deux,
Démiurge en plein désarroi.
Telle est ma malédiction
héritée de Pygmalion,
Et si tout n'est que délire
Surtout ne rien abolir !
Je cherche ton odeur et le goût de ta peau,
J'ai le son de ta voix qui emplit mes silences.
Je revis les horreurs dont je t'ai fait cadeau,
Et ton regard me voit par-delà l'existence.
Je trace les sentiers où s'égarent tes pas,
Tous tes chemins de vie et l'instant du trépas.
Je suis celui qui t'aime et celle qui se donne,
Le traître et l'ennemie, je suis tous et personne.
Au refrain
Car je crois en toi...