Il y a des silences
Qui parfois ensemencent
Des chants plus dorés que les blés
Il y a des absences
Qui parfois recommencent
A germer, à naître, à exister
Il y a des souffrances
Dans la foi et la danse
Qui oublient que les dieux sont passés
Il y a des romances
Qui parfois nous offensent
Et nous donnent envie de tout quitter
Puis il y a la chance
De ces moments intenses
Où mourir a le goût du péché
Et c’est l’adolescence
Qui se lève et s’avance
Car voici la dame de l’été.
Il y a des potences
Qui parfois concurrencent
La sève érigée des forêts
Il y a des urgences
Qui parfois nous relancent
Au plus noir de nos songes éveillés
Il y a des violences
Dans les choix des puissances
Qui nous laissent amers et brisés
Il y a des vengeances
Qui tuent l’intelligence
Et dont l’avenir doit hériter
Puis renaît l’espérance
Tout un monde en latence
Dans celui que tes flancs vont porter
La mort et la naissance
Enchevêtrent leurs sens
Car voici la dame de l’été.
Il y a des démences
Qui parfois nous devancent
En ces lieux où flamboie le progrès
Il y a des engeances
Qui parfois sont nuisances
Pour ceux qui combattent les fées
Il y a des méfiances
Et de l’intolérance
Qui étriquent les cœurs affectés
Il y a l’exigence
De serments d’allégeance
Qui nous lient chevilles et poignets
Puis c’est la délivrance
L’adieu aux apparences
Le regard fixant la vérité
Et de nouveau l’enfance
Dans la graine d’errance
Car voici la dame de l’été.
oOo