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DOSSIER LÉGENDE ARTHURIENNE
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Références
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essai / articles
 
 
 
 
Parue en 2006
 
 
 
 
éditions Nestiveqnen
 
 
 
 
revue : Faeries n° 20
 
 
 
 
ISBN :2-915653-23-2
Illustration de couverture : Ciruelo
Prix : 9 euros
 
   
 
 
Au sommaire :
   
 

Dossier Légende Arthurienne — L'interview au coin du feu : Gilles Servat et Jean-Louis Fetjaine — L'art de la fantasy : le trobar, un art musical et poétique — Les auteurs de fantasy qui s'ignorent : Chloe Hooper — La bande à BD : La chronique des immortels — Nouvelles : Léonor Lara (Le Roi d'Avalon), Philippe Monot (L'épreuve), K.K. Rusch (Maîtriser l'épée), Douglas Smith (L'oiseau écarlate), Gaël-Pierre Covell (Le Scorpion qui rêve).

 
       
   
   
 
   
 
 
A savoir
 
   
 
 

Le dossier a été dirigé par Lucie Chenu.

J'ai rédigé le premier article : De l'Histoire vers l'Epopée, ainsi que les encarts qui l'accompagnent.

J'ai également participé à l'article collectif Les Grandes Figures, tout comme Léonor Lara, Denis Labbé, Delphine Imbert et Gilbert Millet.

Plus précisément, j'ai contribué aux mini-articles sur Guenièvre, Lancelot, et rédigé celui intitulé : "Viviane, Morgane et les sorcières d'Ecosse".

 
     
   
   
 
   
 
 
Bonus
 
   
 
 

Faute de place, le dossier n'a pu accueillir l'ensemble de ce que j'avais rédigé. Je vous propose donc de trouver ci-dessous certains de ces éléments inédits.

 

 

Chevaux ou bateaux ?

Norma Lorre-Goodrich et d’autres avec elle, s’appuyant sur Geoffroy de Monmouth, la linguistique et la topographie, soutiennent que le roi Arthur comptait moins sur ses cavaliers, pour défendre son territoire, que sur sa flotte. Or la saga primitive d’Arthur mentionne qu’il possédait un bouclier magique, Prytwen, qui lui servait parfois de bateau.

 

 
 

Le roi Arthur en Norvège

Au Moyen Age, on désignait souvent un territoire du nom de ceux qui y vivaient. Au moment où Geoffroy de Monmouth écrit, les Vikings occupaient l’île de Man, qu’on appelait donc Norvège. C’est ce territoire-là que conquis le roi Arthur, selon l’auteur gallois, ce qui est nettement plus vraisemblable qu’une expédition en Scandinavie !

 

 
 

Le roi Arthur en Suisse

Dans Le Roman de Merlin, manuscrit français publié par H.O. Sommer à Londres en 1894, le roi Arthur doit combattre un chat démoniaque près du lac de Lausanne. Ce félin était réputé causer grand tort aux habitants du coin : il avait commis plusieurs meurtres et ravageait la contrée. Or la saga primitive d’Arthur raconte que, lors de sa traque de la truie monstrueuse Henwen, celle-ci mit bas un certain chat Palue ou Palug, lequel ravagea l’île de Môn (Anglesey) et se confronta plus tard au roi. On trouve aussi un chat Perlue désigné comme fléau de l’île de Man. Qu’en conclure sinon qu’il s’agit probablement du même événement mythologique ayant beaucoup voyagé !

 

 
 

Mordred ou la faute d’Arthur

Dans la saga primitive, il se nomme Medrawt. Ce neveu d’Arthur est rapproché de Mider-Gwynn, dieu de l’Autre Monde et Maître du Royaume des Ombres, à connotation infernale. La littérature a dédoublé Mordred en la personne de Méléagant-Melwas, mais il s’agit en fait du même personnage réalisant le même enlèvement de la reine, selon le principe de redondance (souvent ternaire) des récits anciens.

Comme le Ganelon de la Chanson de Roland, Mordred est beau et de noble origine. Son suzerain lui fait confiance, et il le trahit en s’alliant à ses ennemis. Telle est sans doute la première faite d’Arthur : un manque de discernement provoquant la guerre et donc le ravage de ses domaines.
Mordred est aussi dit fils incestueux d’Arthur et de Morgane. Ce serait en prenant connaissance de cet inceste, commis sous l’emprise de la boisson ou d’un sortilège, qu’Arthur s’effondre et, parce que roi et terre sont magiquement liés, le pays également privé de forces devient gaste. Il faut donc aller quêter le Graal, pour racheter la faute et tout régénérer.

Mais Thomas Malory ajoute une dimension dramatique à l’affaire, en y mêlant le thème chrétien du massacre des innocents. Chez cet auteur, Arthur fait assassiner des milliers de nourrissons mâles, afin d’éliminer le fruit de son inceste. En vain. Le voilà semblable au roi Hérode et contraint d’affronter son destin, représenté par l’enfant, et sa faute, aggravée par le meurtre. Lors de la bataille de Camlan, Arthur et Mordred s’entretuent.

 

 
 

Arthur et Héraklès

Certains rapprochent le roi Arthur du demi-dieu grec Héraklès, notamment en raison de leur conception au schéma similaire. Zeus prit l’apparence d’Amphitryon pour séduire Alcmène et engendrer Héraklès. De la même façon, Uther Pendragon, grâce à la magie de Merlin, entra dans le lit d’Ygerne sous les traits de son légitime époux, le duc de Cornouailles. C’est du moins ce que racontent les romans arthuriens, car la saga primitive ne donne aucun renseignement sur l’identité des parents d’Arthur et ne le situe nullement en Cornouailles. Ceci confirme que les auteurs médiévaux, tous lettrés, n’avaient aucun scrupule à nourrir leurs récits d’influences diverses pour faire des aventures arthuriennes de véritables contes de fées.

 

 
 

Le fosterage

Malgré toutes les influences subies, les romans arthuriens conservent certains archaïsmes témoignant des anciennes traditions celtiques. Ainsi, lorsque Arthur est placé, dès son plus jeune âge, chez Seven ou Kynyr, père de Kaï, c’est un cas de fosterage : pratique qui consiste à faire éduquer ses enfants par une autre famille, afin de cimenter les liens.

 

 
 

Kaï, Bedwyr et Gwalchmai

Devenus Keu, Beduier (déformé en Bedivère) et Gauvain dans les romans arthuriens médiévaux, ils sont, dans la saga primitive, les plus importants compagnons d’Arthur. Dotés de pouvoirs magiques qui les rapprochent des anciens dieux celtiques, ils sont de toutes les expéditions. L’importance des deux premiers s’estompera peu à peu. Bien que sénéchal, Kaï ne sera plus qu’un personnage arrogant que les autres héros, Perceval en tête, tourneront en ridicule. Quant à Bedwyr, le manchot si habile à la lance, qui avait causé la toute première blessure au géant Yspaddaden Penkawr, il finira transformé en échanson. Gwalchmai s’en sort mieux. Plus jeune que les autres car neveu du roi, amant de Guenièvre, il reste le héros de nombreuses aventures, dont celle du Chevalier Vert. La saga primitive le donne pour fils de Gwyar (frère de lait d’Arthur et de Kaï), les romans médiévaux font de Gwyar l’un de ses frères et les disent tous deux fils de Lot des Orcades.

 

 
     
   
     
     
  Press Book  
     
 

« Le dossier sur le mythe d’Arthur ne se contente pas de retracer la légende mais explore les différentes visions de l’époque qui en ont été faites ainsi que le symbolisme attaché aux divers personnages. Des articles complémentaires ainsi qu’une impressionnante bibliographie permettront aux passionnés comme aux autres de découvrir certains cycles célèbres et d’autres moins connus mais tout aussi évocateurs. »

chronique de Sophie Dabat sur  lefantastique.net

 
     
     
 

« Le dossier est consacré aux Légendes Arthuriennes. Il débute par un reportage de Nathalie Dau. De l’Histoire vers l’Epopée ou comment les récits sur le roi Arthur devinrent, au fil du temps, les espoirs et les mythes d’un peuple. Une bibliographie propose aux passionnés toutes les références des textes médiévaux, historiques ou de fantasy. Les Grands Cycles Arthuriens sont présentés dans la rubrique suivante. Pour ne citer que les plus connus, il y a : Marion Zimmer Bradley, Diana L. Paxson, Stephen Lawhead, Gilles Servat ou Jean-Louis Fetjaine. Un chapitre de ce dossier présente les auteurs classiques qui se sont essayés dans des œuvres arthuriennes. Indispensable, Les Grandes Figures mettent en avant les principaux personnages qui ont créé la légende : Arthur, Gueniève, etc. Julien Fouret transcrit les œuvres Arthuriennes dans Arthur, Merlin, Morgane et les autres au cinéma. (…) Pour ce numéro, le dossier spécial est une réussite et ce, malgré l’abondante bibliographie que l’on peut trouver sur le sujet. Il est à souligner encore que les illustrations de Krystal Camprubi, un véritable enchantement, sont en harmonie avec le sujet traité. »


Chronique de Hanako sur le site Chroniques de l’Imaginaire