retour Encres de ce monde
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Lorsque j’étais membre de la liste Onyre, un exercice d’écriture attira mon attention et me donna envie d’y participer.

Sur une idée de David Calvo, tout un groupe d’auteurs commença à rédiger les aventures d'avatars virtuels emprisonnés dans la matrice. Sont livrés ici les deux textes que j’ai commis dans ce contexte… quelque part au cours de l’an 2000.

Au hasard des écrits des uns et des autres dans ce que nous nommions La Chronique, on pouvait notamment rencontrer :

  • une baleine télépathe prisonnière de scientifiques véreux (David Calvo)
  • un ange très sexy (Martine Loncan)
  • un écrivain de SF subissant une métamorphose en Paméla Anderson, affublé d’animaux domestiques félins complètement tarés (Bruno B. Bordier)
  • un pseudo journaliste fouille-merde et malfaisant prénommé Chacla (Jean Millemann)
  • une jeune femme libérée entièrement préoccupée par ses déboires sentimentaux, et son amant (Sybille Marchetto)
  • Dieu, viré du Paradis par Satan, et se retrouvant désormais Uman, pauvre vieux Père Noël barbu (Jonas Lenn)

Liste non exhaustive mais témoignant de notre imagination débridée !

 
     
   
   
 
   
 
 
Texte Intégral
 
   
 
 

CODE 3

J'ai 3 ans.

Je suis petite et j'ai très peur, alors ne me faites pas de mal, s'il vous plaît.

D'abord, vous ne pouvez pas me faire de mal. Je suis cachée sous la table du salon, plus rien ne peut m'atteindre.

Sauf les cris. Les cris des grands. Impossible de les faire taire. Même avec les doigts bien enfoncés dans les oreilles, je les entends encore. Et même en gémissant très doucement, tout en me balançant afin de bien garder le rythme, je les perçois dans leur violence extrême. Ce sont des cris épais, alourdis de haine et de pulsions de meurtre. Ils tissent au-dessus de la table une nappe si noire qu'elle en occulte tout. Jusqu'à ma présence, oui. Je crois que les grands sont si fort occupés à hurler qu'ils ont complètement oublié l'existence de la petite fille de 3 ans, cachée sous la table et la nappe et les cris.

***

J'ai 3 ans.

Pourquoi me le demandes-tu encore ? Pourquoi termines-tu toujours tes messages par « dis-moi ton âge » ? Pourquoi as-tu écrit qu'aucun enfant de 3 ans ne pouvait se servir d'un PC comme je le fais ? Ni maîtriser aussi bien l'orthographe ? Je te dis que j'ai 3 ans, accepte-le enfin !

Je le sais bien, moi, que j'ai 3 ans.

Même s'il y a bien longtemps que je ne passe plus sous la table du salon.

***

J'ai 3 ans et j'ai mal.

Le bleu c'est aussi la couleur du cafard et des coups. J'ai cru trouver quelqu'un pour jouer avec moi, pour m'aimer et me bercer de sa tendresse, et puis ça c'est encore terminé par des cris. Je me suis cachée sous la table. Ce n'est plus celle du salon, elle est devenue trop basse. Non, c'est une table à ma mesure, quelque part en moi-même. Et quand je suis recroquevillée là, bien à l'abri de tout, j'ai 3 ans de nouveau, oui.

Pour toujours.

***

J'ai 3 ans et je m'ennuie.

J'ai aimé ton dernier message. Tu parlais d'un salon virtuel. Les gens y dialogueraient en silence. Même leurs cris seraient muets. Même leur haine ne pourrait se prolonger en coups de poings.

Je vais essayer. Pour voir si ce que tu écris est vrai.

***

Code 3 tape l'adresse.

Elle est si concentrée qu'elle ne perçoit l'intrus qu'au tout dernier moment. L'homme en noir n'est qu'une ombre indistincte accrochée par sa vision périphérique.

Code 3 n'a pas le temps de réagir. Tout de suite, elle sent contre son crâne la laine rêche d'une cagoule. Un gant de cuir lui attrape le front, bascule sa tête en arrière. Elle éprouve encore le froid mordant de la lame aiguisée, la brûlure de sa vie qui lui jaillit du cou pour aller inonder le clavier, la chute de son corps sur le bureau, de son esprit dans le néant... Son menton heurte sèchement la touche entrée. Au-dessus de ses cheveux blonds poisseux de sang, l'écran affiche tout soudain un paysage bucolique, une colline vert printemps où des bergers à demi nus jouent de la diaule en surveillant d'un œil distrait des troupeaux de moutons aussi blancs que le sel.

« Belle bécane ! » grogne une voix déjà lointaine. « Ça vaut de la thune, ce matos-là ! »

L'homme en noir se penche vers les câbles à sa couleur. Il a le bras trop court, la prise lui demeure inaccessible. Mais le bureau est sur roulettes, facile à déplacer.

Tandis qu'il s'exécute, le sang change de cible. L'unité centrale, la carte mère, le modem... Tout est investi et grésille.

« Merde ! J'ai pris le jus ! Saloperie d'installation, tout va cramer ! Tant pis pour le matos. Après tout, je vais encore pas mal palper pour ce contrat... »

Un instant, il s'attarde à contempler le corps de sa victime, s'étonne de l'expression des yeux gris, presque sereins.

« Joli petit lot. Si j'avais su avant... Désolé, ma fille, j'avais rien contre toi. C'est juste que ton oncle appréciait pas que tu hérites les millions de ton grand-père... »

Il se tait brusquement. Sur le devant de sa cagoule, la laine s'assombrit encore. C'est une marque ronde, humide, de salive suintant hors d'une bouche béante.

Elle est là, sur l'écran qui brille de ses derniers feux. Les mêmes cheveux blond cendré, les yeux d'un gris aussi limpide. La même fille...

Sauf que celle-ci est âgée de trois ans, avec des joues creusées par un sourire et des fossettes. Elle ramasse un agneau, le cajole et l'embrasse.

Dans le ciel au-dessus, d'un azur à hurler, un ange plane. Son ombre caresse l'enfant, l'invite à se lever pour gambader jusqu'au plus haut de la colline. En contrebas s'étendent des bâtiments blancs, ocre ou rosés.

« Qu'est cette ville? demande la fillette.

— La Rome éternelle », répond l'un des bergers. « Bienvenue, Code 3. Ceux du Salon t'attendent autour d'un expresso, sur la Grand Place. Iras-tu les rejoindre ? »

Elle acquiesce joyeusement, puis dévale la colline en direction de l'Urbs. Très loin, sur le bureau dégoulinant, l'écran s'éteint comme une étoile et l'homme en noir, libéré, s'enfuit en hurlant, privé de sa raison.

oOo

Ici interviennent divers textes d'autres plumes, racontant notamment l'arrivée de Chacla, qui s'acharne à tout détruire, puis de Uman, qui emprisonne dans les lierres le "méchant" affublé désormais des traits d'Anubis.

oOo


MORTE !

Le sucre d'orge rouge et blanc tournait sans se lasser à l'entrée de l'échoppe apparue brusquement. Un barbier. A travers la vitrine, Code 3 voyait nettement l'espèce de Père Noël en vêtements civils, et miteux, prendre place sur un siège. Un Figaro aux moustaches luisantes, d'un beau noir de souliers vernis, lui nouait autour du cou une serviette immaculée. La fillette attendait sagement son retour et le bisou promis, bercée par la musique et l'hypnotique tournoiement du cylindre rayé. Ne pas penser, surtout. Ni au passé le plus ancien, ni aux derniers événements. Elle s'y appliquait de son mieux, les mains crispées sur ses genoux, concentrant son esprit sur les éléments du présent : le surprenant confort de ce trottoir qui lui servait de siège, par exemple. Ou la ligne frontière des fumerolles, des voitures empilées et des trous de chantier, qui la séparait désormais de son nouveau groupe d'amis.

Amis ? Le mot lui était venu spontanément. On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle se soit attachée à l'Ange, la Baleine ou la jolie dame au sourire éclatant, pourtant elle sentait que, si on lui en avait laissé le temps, de l'affection aurait pu naître. Mais la magie de l'homme hirsute et sale, qui avait finalement révélé sa tête de chacal, avait saccagé le décor, décimé les moutons, fait voler en éclats la sérénité de ce café romain et jusqu'au groupe qui tentait de s'y former. Encore que... c'était plutôt la magie du drôle de Père Noël qui l'avait séparée du groupe. Cela, elle s'en souvenait très bien !

Non, ne pas se souvenir. Ne pas songer au passé. Dangereux. Interdit.

N'empêche que la magie, elle trouvait ça plutôt chouette. Évidemment, ni le Père Noël ni l'homme-chacal ne ressemblaient à l'image qu'elle se faisait des enchanteurs. Il leur manquait la robe bleue semée d'étoiles, le haut chapeau pointu et la baguette éructant des éclairs ou des poudres explosives. Mais ils étaient magiciens, la fillette en était certaine. D'une pensée soutenue par un doigt pointé ou un froncement de sourcils, n'avaient-ils pas l'un comme l'autre bouleversé l'endroit?

Code 3 soupira. Elle aurait bien aimé en posséder elle-même, des pouvoirs magiques. Ce serait amusant de ressusciter les moutons, de voler avec l'Ange ou d'aller chatouiller les pieds de l'homme-chacal emberlificoté dans les lierres tout là-haut !

Et si c'était le cas ? Si elle avait des pouvoirs, elle aussi ? Dans ce drôle de monde, les boutiques apparaissaient selon les besoins des hommes barbus, mais peut-être aussi, après tout, selon les désirs de bisous des fillettes !

Code 3 ferma les yeux, pour mieux se concentrer. Son petit front se plissa sous l'effort. Puis elle rouvrit d'un coup ses paupières... et tressaillit de joie.

La gelateria déployait à présent, juste à gauche de l'échoppe du barbier, sa devanture appétissante. Tous les parfums de glace imaginables se côtoyaient, bien rangés dans des bacs d'une propreté parfaite. Les chromes des cuillers à boules reflétaient les mille et un pastels assortis aux saveurs inscrites sur les étiquettes. Des dessins, explicites même pour ceux qui ne maîtrisaient pas l'idiome local, agrémentaient ces étiquettes comme le panneau récapitulatif indiquant les tarifs. La boutique proposait aussi des bonbons et des gâteaux de pâtissier. Un peu intimidée tout de même, l'enfant s'approcha de la vendeuse, une brunette délurée, et indiqua les bacs contenant le caramel, le nougat, la vanille aux cookies, la pistache et la fraise, ainsi qu'un énorme cornet doublé de chocolat et de vermicelles fantaisie. Une vieille habitude lui fit fouiller sa poche, en quête de sous pour payer sa commande. Ne trouvant rien, elle imagina de faire apparaître des pièces et des billets craquants ainsi qu'elle l'avait fait pour la gelateria, mais une voix, au-dessus d'elle, la dissuada de poursuivre.

« Attends, petite ! » fit l'Ange en se posant gracieusement. « C'est moi qui offre. »

Il tendit des lires toutes neuves à la vendeuse, y ajoutant pour bien faire une solide dose de charme ravageur, ce qui parut émoustiller la jolie brunette. S'ensuivit un dialogue en italien, auquel l'enfant ne comprit rien du tout, si ce n'est que l'Ange rempocha ses lires bien qu'il se soit choisi un énorme morceau de gâteau au chocolat.

« Sympa, comme magasin », remarqua-t-il entre deux grosses bouchées. « Tout est gratuit !

— Comment m'as-tu rejointe ? » demanda Code 3 qui dévorait sa glace. « Toi aussi tu as employé la magie ?

— La magie ? Ben non. Pour quoi faire ? J'ai des ailes, Coco, et je sais m'en servir ! »

Coco ? Le surnom l'a fit rire et elle décida de l'adopter.

« Je peux faire de la magie ! » affirma-t-elle, les yeux brillants. « J'ai fait apparaître le marchand de glaces. Et puis regarde ! Je vais faire revenir les moutons ! »

L'Ange n'osa contredire la fillette. Après tout, il s'était déjà produit tant de choses étranges depuis qu'il avait atterri place St Pierre à Rome !

Les bêlements le prirent tout de même par surprise, tandis qu’il avalait son dernier morceau de gâteau, car ils provenaient du ciel. Il leva les yeux, mais n'aperçut rien.

« Ils sont invisibles, tes moutons ?

— Non, bleu ciel parce qu'ils volent dans le ciel. Ils deviennent blancs quand ils traversent les nuages, et verts quand ils se posent dans l'herbe. C'est pour que le sorcier-chacal ne puisse plus les voir. Et s'il les repérait quand même, ils ont des ailes, maintenant, pour voler très loin de lui.

— Des moutons-caméléons volants ?

— Plus personne ne pourra leur faire de mal, comme ça !

— Tu es trop naïve, Coco. Il y a bien des prédateurs capables de voler. J'ai l'impression qu'ici, même les loups peuvent se doter d'une sacrée paire d'ailes...

— Non ! protesta la fillette, avec une expression boudeuse. Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas possible ! Ils avaient dit qu'ici, plus personne ne pourrait me faire de mal. Plus personne ne me frapperait, plus jamais !

— Qui ça, « ils » ?

— Ceux qui m'ont convaincue de venir ici. Ceux qui m'ont envoyé l'adresse e-mail.

— Ils ont peut-être menti dans le but de t'attirer ici.

— Non. Tu n'as pas le droit. Non ! Maman ! Je veux ma maman !

— Écoute, ma puce...

— Maman ! Maman ! Maaaaamaaaaan !

— SILENCE ! »

Ils sursautèrent de concert, saisis par cette voix spectrale et néanmoins autoritaire qui venait de résonner. L’enfant en lâcha même sa glace, qui alla s’écraser sur le sol avec un splotch consternant.

« Fiche-moi la paix, Coralie. Je suis morte, ok ? Même si l'histoire du repos éternel est une vaste blague, vu que cela fait des années maintenant que tu me casses les oreilles avec tes jérémiades !

— M... Maman ? »

L'Ange et l'enfant avaient beau regarder partout, ils n'apercevaient rien. La voix semblait provenir de partout et de nulle part en même temps.

« Maman ?

— Tu vas la fermer, ta gueule, oui ? J'essaie de dormir de mon dernier sommeil, moi !

— Ma... Non ! Ma maman ne m'aurait jamais parlé comme ça ! Elle m'aimait ! Tu n'es pas ma Maman !

— En effet. Je suis simplement la projection de l'image que tu en as. Une image terrible, à cause de toute cette culpabilité que tu ressasses depuis l'accident.

— Un accident ? demanda l'Ange. De quoi s'agit-il ?

— Je vais te le dire, reprit la voix, parce que cette sale mioche est bien trop lâche pour affronter la vie et la réalité. Vois-tu, elle avait trois ans, à l'époque, et elle était malade. Et elle pleurait, elle pleurait ! Plus d'antifébriles à la maison. J'ai donc enfilé mes bottes, un imper par-dessus ma chemise de nuit, et je suis partie sous la pluie battante, dans ma vieille Citroën déglinguée. J'étais énervée, fatiguée, les essuie-glaces fonctionnaient mal, le virage était un peu trop serré... Paraît que je suis morte sur le coup. Sans souffrir. Mais cette pensée ne console pas ma fille !

— Parce que, si elle n'avait pas été malade...

— Oh, je sais bien que mon cher frère s'est appliqué à lui mettre l'idée dans la tête, après avoir sans doute fait trafiquer mes freins. J'étais une riche héritière, tu comprends, même si mon père, pingre comme pas deux, nous laissait galérer mon époux et moi-même. Après la mort de mon mari et de sa seconde épouse, un stupide accident d'avion pas tellement plus orthodoxe que mon accident de voiture, Coralie est partie habiter chez mon père, qui lui a assuré tout le confort matériel, uniquement pour faire enrager mon frère, je pense. Mais la petite n'était pas heureuse. Mon mari et sa femme se disputaient tout le temps, il y avait aussi des querelles avec mon père et mon frère... Ils ne l'ont pas épargnée, de la voix ni du poing ! Ni même du couteau !

— Que veux-tu dire ?

— Elle est morte, l'Ange. Je n'ai aucune preuve mais je soupçonne mon frère d'avoir financé le tueur. Code 3, ou Coco, ou Coralie, est bel et bien morte. Et elle le sait parfaitement, même si cela aussi, elle refuse de l'admettre et de l'affronter.

— NOOOOON ! »

L'Ange, qui fixait la portion de ciel dont semblait finalement provenir la voix spectrale, se retourna brusquement. A la place de l'enfant se tenait une jeune femme, avec de longs cheveux blonds attachés en queue de cheval, et des yeux gris terrorisés. Elle plaquait ses mains sur sa gorge, mais se révélait impuissante à retenir les flots de sang qui s'en échappaient, débordant le barrage de ses doigts et s'abattant sur les pavés avec un bruit de pluie d'été.

« Coco ? » interrogea l'Ange.

Elle redevint l'enfant qu'il avait rencontré, le sol ne supportait déjà plus aucune flaque d'écarlate mais les yeux gris persistaient à le contempler avec une horreur indicible.

Il y eut un tintement de paillasson à sonnette. Le Père Noël, rasé de frais et prêt pour les bisous, franchissait en souriant le seuil du barbier. Figaro lui tenait courtoisement la porte, usant de sa main gauche car la droite s'encombrait encore du magnifique coupe-chou dont il venait d'user avec maestria...

Le cri que Code 3 n'avait pas eu l'occasion de pousser à l'instant de sa mort enfla brutalement dans la gorge de l'enfant. Tous ceux qui l'entendirent tremblèrent. Les bâtiments clignotèrent brièvement, comme si leur existence, soumise à quelque réalité électrique, venait de subir une micro-coupure. Tout vibra, à la façon d'un écran qu'on dégausse. Puis la fillette, hurlant toujours, fit demi-tour et se rua, en aveugle, vers les cratères et les fumées du centre de la place.

« Attention ! » tenta de l'avertir Uman. « Tu risques de... !

— Trop tard, enragea l'Ange. Elle est tombée dans l'un de ces maudits trous.

— J'espère qu'elle ne s'est pas fait mal. Si je me souviens bien, là-dessous s'étendent les Catacombes... »

Un mauvais rire spectral interrompit le pseudo Père Noël.

« Les Catacombes, hein ? Alors elle y est parfaitement à sa place, messieurs. N'oubliez pas qu'elle est morte ! »

L'Ange eut une grimace et chercha comment exorciser cette détestable présence. L'arrivée soudaine de chats en pleine course, l'un fuyant, l'autre le poursuivant de ses instincts lubriques, lui épargna cette fatigue.

oOo

Dans les Catacombes, Code 3 rencontrera des nones albinos aveugles et cruelles, qui l'offriront en sacrifice à leur culte. L'Ange, qui a plongé pour sauver la fillette, ne ramènera qu'une coquille vide, un petit cadavre sans intérêt. Mais peut-être un portail pour sortir de cette Rome virtuelle se situe-t-il non loin du tombeau de Saint Pierre ? Peut-être Code 3 l'a-t-elle franchi ? En vérité, je ne détiens pas la réponse à cette question : la Chronique n'a jamais été achevée.

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