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Nouvelle de politique fiction |
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Parue en 2002 |
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éditions Nestiveqnen |
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anthologie : Pouvoirs Critiques (dirigée par Jean Millemann) |
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ISBN : 2-910899-45-4
Illustration : Caza
Prix : 17 euros |
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Auteurs au sommaire : |
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Ayerdhal (Aller simple), Bruno B. Bordier (Nahk Ila Hetaf Tarsun), Jean-Michel Calvez
( Enchères ), David Calvo (Part-time Punk), Nathalie Dau (Terra Amata), Patrick Eris ( Lemmings ), Laurent Genefort (Attentat sur Bodday), Johan Heliot (Sisyphe endormi), Jean--Pierre Hubert (Peintre de lunes), Jonas Lenn (L'invincible armada), Jean-Marc Ligny (L'oeil de Caïn), Laurent Queyssi (G'Yaga).
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C'est un temps d'avant l'Histoire. Long-Soupir, le chasseur maladroit, connaît soudain son heure de gloire : Dieu, le seul, l'unique, s'adresse à lui, et va dorénavant lui dicter sa conduite. Long-Soupir jubile. Va-t-il enfin prendre sa revanche sur Homme-Fouine, sorcier de la tribu, bien trop populaire à son goût ?
Mais le service de Dieu n'est pas de tout repos. Il mène au changement, à la folie, au meurtre présenté comme un acte de purification. Long-Soupir croit s'y perdre... jusqu'à ce que Dieu lui adresse ses envoyés célestes, destinés à lui tenir compagnie et à se mettre sous ses ordres.
Homme-Fouine, pourtant, a survécu, grâce à son esprit aventureux qui l'avait envoyé percer le mystère d'un éclat de feu là où rien ne pouvait brûler. Et lui, désormais élu par les forces terrestres, observera dans l'ombre, puis recueillera cette femme rebelle. Cette femme qui accuse Dieu de n'être qu'un homme, un manipulateur. Le capitaine d'un vaisseau spatial, ayant sombré dnans la folie et déportant sur Terre ses mutins réformés.
Contre le tyran céleste se dresseront les équivalents de Lucifer, son émeraude au front, et Lilith, qui seule connaît le véritable nom de Dieu.
Mais leur lutte est une autre histoire. |
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Contactée par Jean Millemann
afin de participer à cette anthologie "fermée"
(pas d'appel à textes général), j'ai travaillé
non sans peine — la politique n'étant pas ma tasse de thé
— sur la thématique proposée : politique et science fiction.
La nouvelle Terra Amata,
dans sa toute première version, avait été écrite
en 1988, en 2 heures de temps, lors d'un partiel d'expression écrite.
J'étais en ce temps-là étudiante au CELSA, en maîtrise
d'Information et Communication.
A l'origine, ce texte mettait
en scène un homme préhistorique présentant tous les
symptômes de la schizophrénie (hallucinations visuelles et
auditives, violence meurtrière par obéissance aux voix...)
dont on découvre peu à peu qu'il est, en fait, manipulé
par des scientifiques appartenant à une civilisation nettement
plus évoluée, et stationnant en orbite dans un vaisseau
spatial futuriste. L'ambition de ces savants était de transformer
la planète primitive en zone de détention pour les rêveurs
et artistes, considérés comme improductifs par leur société
axée sur l'efficacité, l'utilité, le matériel.
Mais je suis une amie des fées,
guère des langages scientifiques. Me souvenant d'un excellent conseil
que me donna un jour Gilles Dumay (alias Thomas Day), et grâce aux
lectures critiques impitoyables de mes beta-lecteurs, je choisis finalement
d'écrire l'ensemble du texte d'un seul point de vue : celui des
primitifs.
Le pouvoir est présent
à plusieurs niveaux dans Terra Amata : la lutte pour la
prééminence entre deux des préhominiens, la mutinerie
des évolués conduisant à leur "débarquement"
sur le monde primitif, et surtout la folie d'un homme de pouvoir, un capitaine
de vaisseau, usurpant le statut de Dieu.
Dans sa critique très
élogieuse, Lucie Chenu me rapproche de 2001 l'Odyssée
de l'Espace… mais je fus davantage inspirée par Les
Révoltés du Bounty, ou encore Ouragan sur le Caine.
Par Cortès bondissant sur l'opportunité
d'usurper le statut divin de Quetzalcoatl, pour exterminer les Aztèques
et conquérir leurs terres. Et aussi par ces Occidentaux (Anglais,
Français etc.) qui peuplèrent leurs colonies en y expédiant
ou déportant, pour commencer, leurs indésirables — repris
de justice et filles de joie.
Quant au décor auquel
le titre fait référence, il s'agit de ce bout de territoire
niçois où j'ai grandi et dont la violence contrastée
des couleurs m'a toujours impressionnée, moi qui ne suis que rêves
de brumes et chants muets des chutes de neige.
Enfin, à propos de la
reconstitution du mode de vie primitif et du décor niçois
tel qu'il était voici 4 millions d'années, je remercie,
pour la documentation fournie et, surtout, pour leurs précieux conseils, les scientifiques
travaillant au Musée
Paléontologique de Terra Amata, 25 Bd Carnot 06300 Nice. |
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Les hommes de Terra Amata étaient des Archanthropiens.
Les fouilles entreprises sur le site depuis 1966 ont permis de reconstituer
les conditions d'existence de ces chasseurs d'éléphants
et de cerfs.
Mais certains doutes subsistent. Par exemple, si l'on sait
avec certitude qu'ils maîtrisaient le feu, on ignore selon quelle
technique ils le produisaient. De même, l'absence de tout outil
destiné à la tannerie laisse supposer qu'ils ne récupéraient
pas les peaux de leurs proies — peaux qui, sans traitement approprié,
étaient condamnées à pourrir.
Naturellement velus,
vivant sous un climat plutôt clément puisqu'une végétation
de type méditerranéen proliférait déjà
sur les pentes du Mont Boron, les hommes de Terra Amata ne portaient aucun
vêtement.
Les notions d'art, de culte des ancêtres, de sépulture,
leur sont considérablement postérieures (homme de Neandertal).
En revanche, l'existence de leurs cabanes de branchages, avec foyer central
et amorce de maçonnerie (murettes de galets agglomérés
dans du sable), induit une possible organisation sociale.
Les Archanthropiens
parlaient. On peut leur prêter des discussions autour du feu,
avec pour thèmes principaux : la chasse et l'approvisionnement.
Sans aller jusqu'à brandir le totémisme — puisqu'on ne retrouve trace,
à cette époque, ni de représentations animales, ni
d'offrandes quelconque —, on peut quand même
imaginer qu'ils étaient impressionnés par les forces de
la Nature, ou sensibles à un début de notion d'esprit-animal.
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« Terra Amata de Nathalie Dau : le pouvoir des extra-terrestres et l’idée de la folie. Intéressant et bien écrit. »
Chronique de Noé Gaillard sur le site Quarante-deux
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« Inattendu dans une telle anthologie : un texte qui se déroule aux temps préhistoriques (Terra Amata de Nathalie Dau)... »
Chronique de Gilles Goullet sur nooSFere
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« Avec Terra Amata, Nathalie Dau aborde la question de l’origine de l’humanité. Sa nouvelle est d’une telle profondeur que malgré sa brieveté on ne peut s’empêcher de penser à 2001, l’Odyssée de l’Espace. L’écriture de Nathalie Dau est empreinte de tant de sensibilité qu’elle peut mettre mal à l’aise celui qui la lirait superficiellement, mais quel bonheur pour celui qui plonge sans réserve dans son univers pour assister à la naissance de l’humanité, aux premières religions, à la première grande manipulation. Et aux premières luttes révolutionnaires. Un clan de préhominiens, un chef et un sorcier, un chasseur aigri et jaloux contacté par une entité se présentant comme Dieu, tels sont les acteurs de cette primordiale lutte de pouvoirs qui a pour enjeu la création de l’Homme. »
Chronique de Lucie Chenu sur nooSFere
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