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LUCINE
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Références
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Nouvelle fantastique
 
     
 
Lucine a déjà fait l'objet de 2 publications !
 
     
 
* Première parution : été 2002
 
 
 
 
revue : Place aux Sens n° 5
 
 
 
 
Diffusion/Distribution: NMPP
 
 
 
 
Prix : 4 euros
 
   
 
   
 
 
* Seconde Publication : septembre 2006
 
 
 
 
fanzine québécois : Horrifique n° 51
 
 
 
 
Dépôts légaux : Bibliothèque Nationale du Québec et du Canada
 
 
 
   
 
 
 

illustration de couverture : Estelle Vals de Gomis
prix pour la France : 8 $ canadiens soit 5 euros

 
 
 
 
Au sommaire :
 
 
Nathalie Dau (Lucine), Céline Brenne (Evanescence), Aline Ferreira (La bois des femmes mortes), Carole Boudebesse (L'oeil), Eva Viaud (La greffe du passé).
 
       
       
   
   
 
   
 
 
Résumé
 
   
 
 

Qui est Lucine ? Princesse débauchée, ou victime des pulsions incestueuses de son royal père ? Femme luttant pour conquérir sa liberté, sa dignité, ou sorcière revancharde acoquinée avec des folles et des démons ?

Tout cela et plus encore. Petite soeur de Lilith et de Mélusine, Lucine est de ces figures de la féminité que d'aucuns, nourris de préjugés dignes de l'Eglise du XIIIème siècle, voueraient bien au couvent, voire au bûcher, tant elle éveille en eux le trouble et la concupiscence. Trop sensuelle, trop forte de caractère, elle n'est pas de "celles que l'on épouse".

Pourtant, tandis que son coffre s'emplit de trophées macabres, Lucine conserve l'espoir qu'un homme, un jour, saura l'aimer pour ce qu'elle est : simplement femme, égale de l'homme, car être humain.

 
     
 
 
 
illustration : Catsacha pour Lucine, dans Horrifique n°51
 
     
     
   
   
 
   
 
 
A savoir
 
   
 
 

Ecrite en réponse à l'appel à textes lancé par les éditions de l'Oxymore sur le thème de Lilith, mais refusée par l'anthologiste pour le motif : "trop différente des textes déjà choisis", Lucine a été retenue par le rédacteur en chef de Place aux Sens, revue de littérature générale, puis par Jess Kaan pour le numéro 51 du fanzine québécois Horrifique, consacré aux "femmes de l'étrange".

Peut-être parce que je suis femme, ou parce que je me suis régalée à lire l'étude de Jacques Bril consacrée à Lilith (éditions Payot), j'ai du mal à ne voir, en cette figure mythique, qu'une démone animée par le mal. Je la ressens plutôt comme une femme libre, ou libérée, diabolisée par le regard que portent sur elle les sociétés patriarcales.

Lilith est une femme phallique, comme Mélusine (Mère Lucine), en référence à laquelle j'ai baptisé l'héroïne de ma nouvelle.

Lilith est aussi la première épouse d'Adam, créée par Dieu en même temps que lui, et non la perverse succube détournant les hommes mariés de leurs devoirs conjugaux (Génèse 1 verset 27 : Et Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu ; il les créa mâle et femelle). Sa révolte première est envers le père, non le mâle. Un homme qui accepterait de considérer la femme comme son égale, et non comme son enfant soumise ou son jouet sans âme, n'aurait rien à craindre de Lilith.

Ceci pour préciser que ma nouvelle ne s'inscrit pas dans une démarche féministe, comme d'aucuns pourraient le penser, mais égalitaire et tolérante, car nous sommes tous des êtres humains, quels que soient notre couleur, notre religion ou… notre sexe.

Dernière petite précision : l'histoire de la sorcière s'en prenant aux messagers du roi et collectionnant les rouleaux de parchemin est à l'origine un poème que j'avais écrit à l'adolescence (très exactement à l'âge de 17 ans).