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Novella de fantasy |
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Parue en 2000 |
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éditions Fleuve Noir |
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anthologie : Royaumes (dirigée par Stéphane Marsan) |
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ISBN : 2-265-07013-0
Illustration : Julien Delval
Prix : 13,57 euros |
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Auteurs au sommaire : |
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Eric Boissau (Chienne de Vie), Philippe Bonneyrat (Plus tard peut-être...), David Calvo (Qui a peur de la Jabule ?), Richard
Canal (Ton linceul sera de sable), Fabrice Colin (L'homme dont la mort était une forêt), Nathalie Dau (Les débris du chaudron), Thomas Day (Jusqu'aux Montagnes de la Lune), Mathieu Gaborit (Aux frontières de Sienne), Laurent
Genefort (Un grand cru), Raphaël Granier de Cassagnac (Le Chevalier et l'Enfant), Laurent Kloetzer (Rélio), Nikos Leterrier (La mort apprivoisée),
Sébastien Milhou (Le chant du barde), Corto Ravena (Assassin), Magali Ségura (A Chloé), Erik Wietzel (Les ailes de la renommée). |
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Au temps des mythes, Kerridwen
et Kernunnos, couple divin primordial, s'installent dans le Gwynedd. Mais
leur cour féerique est mal perçue par le peuple local, les
Addancs. La sorcière Zwerca et ses fils se révèleront
d'ailleurs leurs adversaires les plus acharnés.
Au XXème siècle,
une nouvelle fois, une fille du clan Llynwen, originaire du Gwynedd, meurt
noyée. Si la thèse officielle privilégie l'accident,
la famille, elle, sait bien qu'il faut incriminer un terrible démon
des eaux — dont les actes funestes se reproduisent à chaque génération
depuis, semble-t-il, l'aube des temps.
Peter Deep, légiste mais
aussi archiviste des Llynwen, enquête et découvre qu'une
autre famille du Gwynedd, les Archtaft, partage la malédiction.
A la mort prématurée de Peter Deep, son fils Owen hérite
de son journal, de sa mission, et parvient à rapprocher les deux
clans via Augusta, héritière des Llynwen, et Alwyn, héritier
des Archtaft. Tous deux ont échappé par miracle au démon.
Par miracle ? En réalité, c'est l'intervention d'un mystérieux
personnage, accompagné de fées et de lutins cornus, qui
a sauvé les deux enfants. Un souvenir diffus, presque effacé
de leurs mémoires d'adultes, mais qui les éblouira au moment
des retrouvailles.
Car le mythe rattrape la réalité.
Bientôt, ce ne sont plus Augusta et Alwyn qui se confrontent au
merveilleux, à l'indicible, mais bien Creirwy et Morvran, enfants
nés de Kerridwen et Kernunnos. Quant au démon… il
n'est autre qu'Affang, le troisième des enfants de la déesse nés
en Gwynedd. Affang, le prince infâme — par la faute duquel s'est
brisé le chaudron de Kerridwen !
Les réponses résident
dans le cœur du mythe. La sauvegarde viendra des destinées
assumées. Un géant, une hurleuse et le dernier magicien
gorr assisteront les héritiers. Il faudra chevaucher des licornes,
inhaler de la poudre de fée et se glisser sous les menhirs tombés
pour cheminer dans l'autre monde, le pays d'en dessous où règne toujours la magie. Et lorsque surviendra l'ultime affrontement sur les pentes
du mont Bego… qui donc l'emportera ? Et que jaillira-t-il du chaudron
réparé ?
Demandez donc aux anciens dieux. |
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J'ai rencontré Kerridwen
au hasard de mes lectures, voici déjà bien longtemps. Etait-ce
dans sa version Cerridwen employée par Marion Zimmer Bradley dans Les Dames du Lac ? Dans La Déesse Blanche de Robert Graves ? La Femme Celte de Jean Markale ? J'ai tout
de suite aimé la phonétique de ce nom, le concept qu'il
recouvrait, même si le mythe traditionnel de la naissance de Taliésin
présente Kerridwen comme une vindicative sorcière bossue.
Mais je me méfie des mythes
traditionnels quand ils sont rapportés par les moines médiévaux.
En ce temps-là, on diabolisait vite les anciennes divinités,
surtout lorsqu'elles étaient féminines. Aussi me suis-je
penchée sur Kerridwen avec une vision, un état d'esprit
résolument païens, imitant modestement la démarche
entreprise par la grande Marion pour le personnage de Morgane la Fée.
J'avais une motivation très
personnelle : ma fille aînée, Kerridwen. Au Pays de Galles,
ce prénom est répandu, car la "déesse des bardes
et du bardisme" est encore invoquée comme muse suprême
par les artistes locaux en quête d'inspiration. En revanche, en
France, ce prénom est méconnu et suscite des tonnes de questions.
Je voulais donc offrir à ma fille une sorte de définition
complète, afin qu'elle sache quoi répondre lorsque, plus
grande, elle serait à son tour confrontée à ces questions
sur son prénom.
Qu'elle sache aussi à
quelle déesse radieuse je songeais, et ne s'assimile pas par erreur
à la "sorcière bossue". J'ai donc fait de vraies
recherches de mythologue amateur, dévorant bien des livres, du
plus sérieux au plus fantaisiste, puis triant dans la masse d'informations
compilées. Ces recherches ont servi de base à l'écriture
de la nouvelle Les Débris du Chaudron.
La construction de l'aventure
en elle-même, avec les allers et retours entre le temps du mythe
et le temps moderne, ou encore la malédiction familiale, m'a été
inspirée par le cycle des sorcières Mayfair d'Ann Rice (Le
Lien Maléfique, L'Heure des Sorcières, Taltos - éditions Press Pocket, collection Terreur), que je recommande
à ceux qui ne l'auraient pas lu.
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L'anthologie Royaumes étant épuisée, j'envisage une réedition prestige du texte Les Débris du Chaudron, au format roman, accompagné d'illustrations réalisées par Magali Villeneuve. |
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Certains scans d'articles sont malheureusement de piètre qualité, car je ne possède pas toujours les documents d'origine. |
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« Et puis, pour finir, la perle au milieu du tas de verroterie. Avec Les Débris du Chaudron, Nathalie Dau fait totalement exploser le genre : histoires parallèles entre passé rejoignant le futur, destins s’accomplissant sans coup férir, si la nouvelle n’a pas la densité de décor d’un roman, elle possède tous les éléments qui sont la marque des grands écrivains : un style, une rigueur dans les contraintes narratives, une imagination débordante, une pensée sous-jacente dépassant le simple contexte du récit. A elle seule, cette nouvelle sauve l’anthologie de l’ennui qui menaçait. Nathalie Dau est une des grandes plumes de demain, et ignorer cela est une preuve irréfutable d’obscurantisme. »
Le Papivore n°9, paru en octobre 2000
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« La très bonne surprise vient du texte de Nathalie Dau, Les Débris du Chaudron. Envoûtant, puisant au fonds de nos racines mythologiques, mêlant passé et présent dans une intrigue passionnante, l’autrice nous tient en haleine et nous présente un monde riche et sensible. On s’attache sans peine aux personnages de ces dieux celtiques réincarnés essayant de réparer un mal multimillénaire. Une autrice promise à un bel avenir littéraire ».
Faeries n°2, paru en automne 2000
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« [Nathalie] vient de participer à l'anthologie Fleuve Noir, Royaumes, avec une nouvelle inspirée du mythe de la déesse Kerridwen. Les mythologies celtiques et pré-celtiques (qui ont fourni l'ossature d'un superbe théma sur Arte pendant les fêtes de Noël), sont sa source d'inspiration... »
Bulletin de la Côte d'Azur n°38, 25 septembre 2000
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« Succédant à Alain Névant et Henri Loevenbruck pour cette deuxième anthologie fantasy au Fleuve Noir, Stéohane Marsan a réuni 16 textes en écoutant son coeur comme l'explique une postface qui fera sans doute réfléchir les amateurs. David Calvo, Richard Canal, Fabrice Colin, Mathieu Gaborit, Laurent Genefort, Thomas Day et Laurent Kloetzer y côtoient une pléthore de petits nouveaux, dont Erik Wietzel, Magali Ségura et Nathalie Dau qu'on avait pu découvrir dans l'anthologie Légendaire de Mnémos... »
SF-Mag n°11, août-septembre 2000
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« Nathalie Dau nous fait découvrir le domaine du merveilleux et de la fiction dans Les Débris du Chaudron. (...) Dans cette nouvelle, fondée sur des écrits anciens, Nathalie Dau laisse libre cours à son imagination pour nous plonger au coeur d'un univers imaginaire. Férue de mythologie, Nathalie Dau défend farouchement la Fantasy, un genre littéraire encore trop rare en France. »
Antibes-Juan les Pins Magazine n°25, juillet-août 2000
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Parfois la presse est assassine. Cid Vicious s'est amusé à massacrer l'anthologie Royaumes dans Bifrost n°20 paru en octobre 2000. Il écrit à mon propos : « Quant aux textes de Raphaël Granier de Cassagnac et Nathalie Dau, fort longs tous les deux, il me fut impossible de les finir tant ils contenaient d'éléments stylistiques impardonnables. » Comparé à ce que se mangent d'autres auteurs, c'est finalement plutôt gentil. D'autant que Cid m'a avoué, entre quat'z'yeux, ne pas réellement avoir lu Les Débris du Chaudron. Alors pourquoi une critique aussi assassine ? Petits règlements de compte entre "amis" du fandom, l'anthologiste étant visé. Qui peut dire si c'était mérité ou non ? Faute de connaître tous les tenants et aboutissants, on se gardera de juger.
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